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Racolage et prostitution différence


Autre point sensible qui a fait pencher la balance sénatoriale: le point de vue des policiers de la brigade de répression de Paris (BRP s'alarmant, en cas de pénalisation, d'une plus grande difficulté à démanteler les réseaux de proxénétisme, les clients n'osant plus parler.
La proposition de loi prévoit aussi le renforcement de la lutte contre le proxénétisme, une aide aux victimes et le développement d'alternatives à la prostitution, et une politique de prévention auprès des jeunes.
Leur crainte: que les filles (la majorité des prostitués sont des femmes) soient d'avantage menacées tant du point de vue sécuritaire que sanitaire.
Un tableau de la situation qui nest pas brillant pour les abolitionnistes.Le délit du racolage passif, institué dans le cadre de la loi de sécurité intérieure en 2003 par le ministre de lIntérieur de lépoque Nicolas Sarkozy, pénalise «le fait par tout moyen, y compris par une attitude même passive, de procéder publiquement au racolage d'autrui.Elle a même envisagé de pénaliser les clients de prostituées.Et le texte a été modifié, dans un sens qui ne fait pas lunanimité, explique."Ce qui s'est passé the escort streaming complet cette nuit est absolument incroyable et méprisant à l'égard du droit des femmes a-t-elle ajouté.Alors que l 'Assemblée nationale s'était prononcée en faveur de la pénalisation en décembre dernier, le Sénat, représenté par une commission spéciale, a retoqué mardi ce qui était la mesure phare de la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel.En dix ans, le bilan de la loi sur le racolage passif serait plutôt négatif et la situation sest désagrégée pour beaucoup d abolitionnistes (partisans de la dépénalisation de la prostitution et de la pénalisation des clients).En cas de désaccord entre les deux chambres, ce seront les députés qui auront le dernier mot.Un malaise a émergé au sein du Parti socialiste sur la prostitution, entre les abolitionnistes et les pessimistes qui considèrent que la lutte contre la prostitution est vaine, et encouragent plutôt la protection juridique des prostituées.La commission spéciale du Sénat a modifié la donne en réintégrant le délit de racolage, pourtant décrié par les associations sur le terrain, et a rejeté la sanction des clients.Sans compter, enfin, la stigmatisation aggravée des personnes concernées dont cette loi fait, en réalité, des hors-la-loi.».Le nouveau texte de loi sera présenté en séance au Sénat d'ici quelques mois."Je trouve invraisemblable et régressif que non seulement on ait renoncé à la pénalisation des clients - le débat peut s'engager - mais qu'on ait fait des femmes prostituées non pas des victimes mais des coupables (.) C'est vraiment la double peine".Mardi, la commission spéciale du Sénat a voté un amendement supprimant ce qui était la mesure phare du texte de loi.Une ambivalence française qui existe depuis longtemps sur le sujet: la prostitution en France n'est ni licite ni interdite de fait.L'ensemble du nouveau texte, comprenant toujours la suppression du délit de racolage, a, lui, été adopté.Selon les chiffres, 90 des 400.000 prostitués en France le sont par obligation, exploités par des réseaux étrangers.Le contrat na pas été rempli pour la sénatrice eelv.Les changements intégrés ne sont pas définitifs: le parcours parlementaire de ce texte, qui repassera par l'Assemblée après le Sénat, est loin d'être terminé).
«Au fil de nos entretiens nous avons rencontré beaucoup de personnes sur le terrain qui s'alarmaient d'un possible danger.».


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